Jean Quiquampoix, un champion engagé dans la protection de l’audition
Jean Quiquampoix, 28 ans, est un passionné de sport. Enfant, il pratique l’escrime et le cyclisme avant de découvrir, à 12 ans, le tir, qu’il commence en 2008. Sa discipline, le « pistolet vitesse 25 mètres », allie précision, rapidité et adresse avec des cibles placées à 25 mètres qu’il doit atteindre en une série de 30 tirs. Le tireur ne dispose que de 3 secondes pour chaque tir, et la cible disparait 7 secondes entre chacun d’eux. Le jeune Français a déjà remporté de nombreuses médailles dans sa discipline, dont la médaille d’or aux Jeux olympiques de Tokyo 2021.
La protection de l’audition est une sensibilisation qu’il pratique au quotidien. « Nous avons vraiment été sensibilisés depuis que j’ai commencé cette discipline. Il y a une véritable prise de conscience sur la protection auditive. C’est important au quotidien de vraiment bien se protéger, puisque je tire tous les jours », explique-t-il. Lorsqu’il pratique, il dispose d’une double protection : des bouchons dans les oreilles et un casque par-dessus.
Gendarme dans le civil
Après avoir vécu à Paris, il habite aujourd’hui Marseille où il exerce la profession de gendarme, mais est détaché à plein temps pour la pratique du tir sportif. « En tant que tireur, nos oreilles sont exposées en permanence, plus de 4 heures par jour. C’était pour moi du bon sens et une question de « santé publique » de m’intéresser à l’audition. C’est essentiel pour les pratiquants de tir, mais aussi pour ceux qui sont exposés à toute autre pratique bruyante. Au sein de la Fédération, une protection auditive est obligatoire dans les clubs pour pratiquer. Il y a des possibilités de prêt de protections si la personne n’en a pas. »
Confronté aux dégâts occasionnés par les bruits forts et soudains sur l’audition, Jean s’est investi dans la sensibilisation à la protection de l’audition en communiquant sur ce sujet auprès des pratiquants, même si les protections sont portées avec régularité, en particulier auprès des pratiquants âgés qui ne se sont jamais protégés, mais aussi de tous ceux qui sont exposés à des bruits forts comme les chasseurs, les militaires ou les ouvriers du BTP. « J’ai moi-même réalisé de gros travaux et je me suis toujours protégé. Un son trop fort n’a pas d’identité. Il est traumatisant, peu importe sa nature », souligne-t-il.
Jean Quiquampoix est soutenu par Audio 2000, avec qui il partage les mêmes valeurs sur la prévention de la santé auditive, entre autres. Le partenariat lui apporte de la visibilité et plus de crédibilité sur le sujet, ainsi que l’occasion d’intervenir à leur côté pour parler de prévention et de santé auprès d’un plus large public.
« Si les JO permettent de faire la lumière sur mon sport et ma personne, les règles de communication sont très strictes et je ne peux pas parler de ce partenariat pendant les Jeux. En revanche, je peux le mentionner avant et après l’évènement. C’est pourquoi je communique principalement sur les réseaux », conclut-il.