80 ORL en moins en 2024 en France

Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) a publié, jeudi 27 mars, son atlas de la démographie médicale. Il en ressort que le nombre d’ORL continue de diminuer.

Par Lucien Brenet, publié le 04 avril 2025

80 ORL en moins en 2024 en France

Malgré une hausse timide de 1,7 % du nombre de médecins en activité en 2024, la lente baisse se poursuit du côté des ORL. Selon l’Atlas de la démographie médicale publié par le Conseil de l’Ordre des médecins jeudi 27 mars, les effectifs d’ORL ont perdu 80 professionnels en 2024 (120 arrivées pour 200 départs). Seuls font pire les secteurs de la chirurgie générale et de la gynécologie, avec respectivement 98 et 89 professionnels en moins.

2,83 ORL pour 100 000 habitants

Au total, la France compte ainsi 2 345 ORL, avec une densité moyenne sur l’ensemble du territoire de 2,83 médecins pour 100 000 habitants. La France métropolitaine fait à peine mieux avec 2,85. La lente décrue, elle, ne devrait pas s’arrêter de sitôt, puisque sur ces 2 345 ORL, 576 ont 60 ans ou plus et 284 ont entre 55 et 59 ans.

À la démographie en berne s’ajoutent des disparités territoriales toujours très marquées. Si la ville de Paris compte, par exemple, 10,6 ORL pour 100 000 habitants, la Creuse, elle… n’en compte aucun. Au total, seuls 7 départements n’ont pas vu leur densité d’ORL chuter entre 2010 et 2025 : la Charente-Maritime, la Corrèze, le Gers, l’Ille-et-Vilaine, le Jura, la Lozère et la Meurthe-et-Moselle.

Encadrer l’installation des médecins

À noter que les députés ont adopté, mercredi 2 avril, un article d’une proposition de loi transpartisane ayant pour objet la lutte contre les déserts médicaux et les inégalités entre les territoires. L’article en question vise à réguler l’installation des médecins libéraux et salariés sur le territoire.

L’ARS (Agence régionale de santé) accorderait automatiquement les autorisations d’installation dans les zones sous-dotées. Dans les territoires les mieux pourvus, les médecins pourront s’installer pour remplacer un praticien exerçant la même activité, après consultation de l’ARS et de l’Ordre départemental des médecins. Le reste du texte sera examiné début mai.